Nouvelle étape dans l’affaire Rachid Cherkab. La Cour d’appel de Casablanca a décidé de renvoyer au 16 novembre 2026 l’examen du dossier impliquant le professeur de médecine, un technicien et un autre médecin du CHU Ibn Rochd.
Ce report intervient à la demande des avocats de la défense, qui ont sollicité un délai supplémentaire afin de consulter les pièces du dossier et de préparer leurs arguments. La procédure entre ainsi dans une nouvelle phase après les condamnations prononcées en première instance le 21 octobre.
Lors de cette première audience en appel, les avocats ont également demandé la mise en liberté provisoire de Rachid Cherkab et de l’ancien technicien Abdellatif Seddar.
La Cour a finalement rejeté cette requête et décidé de maintenir les deux hommes en détention dans l’attente de la prochaine audience.
La défense entend désormais contester plusieurs éléments du jugement de première instance et développer ses arguments lors de la séance fixée à la mi-novembre.
Le tribunal correctionnel d’Aïn Sebaâ avait condamné Rachid Cherkab à un an de prison ferme, notamment pour diffamation et usurpation de qualité. Il avait été placé en détention immédiatement après le prononcé du jugement.
Les deux autres prévenus avaient également écopé de peines d’emprisonnement. L’un avait été condamné à deux ans de prison ferme et à une amende de 5.000 dirhams, tandis que l’autre avait reçu une peine de six mois de prison ferme assortie d’une amende de 1.000 dirhams.
Sur le volet civil, les trois prévenus ont été condamnés solidairement à verser un million de dirhams au Groupement sanitaire territorial Casablanca-Settat, auquel se sont ajoutées d’autres indemnités accordées à des parties civiles.
L’affaire trouve son origine dans des prises de position et dénonciations formulées par Rachid Cherkab au sujet de dysfonctionnements présumés au sein du CHU Ibn Rochd de Casablanca.
Le professeur affirme avoir alerté plusieurs autorités sur des soupçons d’irrégularités et de mauvaise gestion. Ces accusations demeurent contestées et constituent l’un des éléments au centre du contentieux judiciaire.
La défense entend désormais faire valoir ses arguments devant la juridiction d’appel, tandis que l’affaire continue de susciter des réactions dans les milieux médicaux, syndicaux et associatifs.


